Critique de Là-haut par Lisa Gergès

Là-haut, Peter Docter, 2009

Qui n’a jamais rêvé d’une maison qui vole ?

Dans Là-Haut c’est possible grâce à une promesse d’enfant ! Elie et Carl se sont rencontrés grâce à leur idole de l’aviation Charles Muntz. En grandissant ils sont devenus un couple. Leur vie à deux semble parfaite et se sont fait la promesse de déplacer leur maison aux Chutes du Paradis. Un lieu de rêve pour ce couple dans lequel s’est trouvé leur idole d’enfance. Cette promesse va être le moteur du film dès les premières minutes.

Pixar met en avant le fait qu’on ne peut pas toujours réaliser ses rêves. En effet, le couple qui a la volonté économiser de l’argent pour aller aux chutes du paradis va être confronté aux tracas du quotidien tels qu’un pneu qui crève, un arbre qui tombe sur le toit de la maison. Ces embuches vont être racontées avec des passages de bonheur entre les deux couples. Le tout subtilement raconté dans ces quelques minutes sans dialogue portées par la musique. Le spectateur apprend tristement que Carl va devoir déplacer sa maison tout seul au sommet des chutes.

La scène du décollage de la maison est grandiose. Nous la vivons tout d’abord à travers les yeux ébahis du personnel de la maison de retraite dans laquelle Carl est contraint de séjourner. Les ballons en hélium sortent du haut de la maison et forment une masse gigantesque qui fait rapidement décoller les fondations du pavillon. Le spectateur peut donc s’apercevoir au fil des différents plans aériens qu’elle s’est transformée en appareil volant avec de part et d’autre des rideaux pour la direction, un moulin à café pour la manipulation ainsi qu’un système de cordage. Cette scène satisfait le spectateur qui comprend vite que la requête du vieil homme de déplacer sa maison est maintenant possible. Ainsi, il est agréable de sentir la sérénité de Carl qui quitte un monde qu’il trouve trop rude.

Le personnage est peint comme veuf qui ne se laisse pas faire. C’est Russel, un jeune scout insistant et énergique, qui va finir par faire changer les plans de Carl et le forcer à s’adapter aux imprévus. En effet, ce jeune scout est un passager clandestin. Il se retrouve au sein de la maison puisqu’il a voulu rendre service à Carl. L’homme a maintenant une contrainte supplémentaire : il a un jeune enfant sous sa responsabilité.

Les deux aventuriers sont arrivés aux chutes du paradis. Or, ils se trouvent de l’autre côté des chutes. Ils doivent donc marcher de nombreux kilomètres pour pouvoir la poser à l’endroit où Elie la voulait. Carl et Russel entament donc leur périple à pied en tirant la maison qui tient encore avec des ballons. Tous les deux vivent des aventures surprenantes, effrayantes et hilarantes qui vont les ralentir notablement dans leur marche vers les chutes. Ils se lient finalement d’amitié et le vieil homme grincheux se retrouve plein d’humanité face à Russel et leurs compagnons de marche.

Ce film est donc à découvrir ou redécouvrir en famille et fera rire les grands et les petits.

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