Critique de « La Loi du marché» par Maximien Wald

Sorti sur les écrans français en 2015, La Loi du marché nous plonge dans le quotidien maussade de Thierry Taugourdeau qui, à 51 ans et après vingt mois de chômage, commence un nouveau travail de vigile dans un supermarché qui le confronte quotidiennement à des situations difficiles et des dilemmes moraux qu’il a de plus en plus de mal à endurer.

Pour son sixième long métrage, Stéphane Brizé propose un film politique engagé qui dénonce la cruauté du capitalisme au travers d’un dispositif qui allie une intention quasi-documentaire avec la tragédie sociétale. Le réalisateur touche son spectateur par sa caméra sensible aux émotions humaines et traite son sujet de manière terre-à-terre au moyen de longs plans séquences qui captent l’humanité profonde qui ressort des personnages. La véracité de l’action s’intensifie au fil des scènes et laisse découvrir l’horreur de la misère et du désespoir qui surgit de l’ordinaire.

Avec La Loi du marché, Stéphane Brizé signe une chronique amère de notre société. Du cinéma social dur et authentique qui valut le César du meilleur acteur masculin à Vincent Lindon qui porte le film sur ses épaules et dont sa récompense est plus que méritée tant sa performance d’acteur est saisissante de réalisme. Un film important à voir de par son authenticité bouleversante et son propos terriblement actuel.

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