Critique de Marie Stuart, Reine d’Ecosse par Sophie Pierre

• Marie Stuart, Reine d’Ecosse, 2019, Josie Rourke.

L’Odyssée présente actuellement Marie Stuart, Reine d’Ecosse, sorti en février 2019 et réalisé par Josie Rourke.

Le film retrace le parcours singulier de Marie Stuart, couronnée reine d’Ecosse à seulement un an, puis devenue reine consort du royaume de France à dix-sept ans. Elle fut l’héritière malheureuse du trône d’Angleterre, pour lequel elle s’est battue jusqu’à son exécution, sur ordre de sa cousine Elisabeth, en 1587. Le film s’attarde sur ces années de lutte pour le trône et sur l’affrontement sans relâche entre les partisans de la Reine Elisabeth et les défenseurs de Marie Stuart. Entre ententes, malversations et trahisons, Josie Rourke s’attache à dresser une Cour déloyale et rongée d’intrigues, en proie à la débauche et à la perfidie. Elle fabrique une Marie Stuart humiliée par son entourage qui toutefois apprend à faire face aux manipulations et qui a su marquer durablement de son sceau l’histoire des deux royaumes.

Marie Stuart, Reine d’Ecosse s’inscrit dans une lignée de films qui retracent cette partie singulière de l’histoire européenne. Alors que beaucoup d’entre eux s’attardent à présenter le personnage de Marie Stuart comme celui d’une femme légère, aux mauvaises mœurs, celui-ci au contraire la caractérise de façon plus complexe et tente d’en présenter les subtilités. Souvent décrite comme la simple adversaire d’Elisabeth I, Marie Stuart est ici son égale, elle est une protagoniste forte et déterminée, se fait à la fois cheffe de guerre et mère, battante et sensible. A travers ces deux personnages interprétées respectivement par Margot Robbie et Saoirse Ronan, Josie Rourke redonne de l’importance aux femmes qui ont su changer le cours de l’Histoire et interroge le statut de la femme dans l’édification de la fable historique.

Le film, tourné en Ecosse, dans de sublimes décors naturels, profite de quelques éléments de mise en scène intelligents qui participent incontestablement à sa valorisation. Marie Stuart, Reine d’Ecosse est un film historique réjouissant qu’il faut voir ne serait-ce que pour les somptueux costumes et les interprétations des charismatiques Saoirse Ronan et Margot Robbie.

Sophie Pierre.

Critique de Bohemian Rhapsody par Janaina Iszlaji

Bohemian Rhapsody, Brian Singer, 2018

Succès fulgurant de public, Bohemian Rhapsody est devenu le biopic musical le plus lucratif de l’histoire. Réalisé par Bryan Singer, le film revient sur le parcours des intégrants du Queen depuis sa formation jusqu’à leur performance au concert Live Aid en 1985. Freddie Mercury est au cœur du récit qui narre les moments clés de sa carrière tels que la sortie du premier l’Album en 1973, la crise qui a presque fait implosé le groupe, la découverte de sa maladie et son retour triomphal sur la scène. Libre et tenace, le compositeur a brisé toutes les conventions et stéréotypes en vue de trouver sa propre voix. Pendant 2h13 minutes, le public écoute les chansons qui sont devenus véritables chefs-d’oeuvre du rock comme Radio Ga ga, Love all my life et We are the champions. Film-tribute, Bohemian Rhapsody nous fait bouger de notre fauteuil et ressentir la joie de vivre! Expérience passionnante pour les fans du Queen et tous ceux qui aiment la musique.

Il ne s’agit pas d’une simple biographie, mais d’un tribute ! Bryan Singer a déjoué les attentes d’une grande partie du public qui voulait regarder une serie d’evenements polémiques de la vie de Mercury. Bien au contraire du mélancolique La Môme de 2007, où Olivier Dahan retrace en détail la vie d’Edith Piaf, Bohemian Rhapsody se concentresurla contribution musicale de Queen à l’histoire du rock! Les spectateurs suivent la vie d’un chanteur homosexuel qui traverse des problèmes familiers, amoureux et de santé. Cependant, c’est l’art de Mercury et son groupe qui est au coeur du récit. On est enchanté par la forme dont ils jouent, composent les chansons, négocient avec les producteurs musicales et prennent tous les risques au nom de leur style! Ce qui nous fascine!“Goodbye everybody/ I’ve got to go/ Gotta leave you all behind/ And face the truth/ Mama! I don’t wanna die/ I sometimes wish I’d never been born at all.” Le thème de la maladie et de la mort sont présents, mais ils ne prédominent pas. Singer trace le portrait des artistes en quête d’amour et d’’identité. Queen casse les codes et s’affirme comme ils sont.

Malgré quelques données biographiques inexactes qui ont été beaucoup critiquées, le film est exceptionnel. L’histoire parfois romantisée, nous submerge dans une atmosphère euphorique où on a un vrai plaisir d’étendre les chansons et partager les grands moments du groupe. On a l’impression que Singer nous raconte cette histoire à partir de la perspective d’un fan; un choix particulier qui confère sens et valeur originales à la production. On la comprend bien lors de la séquence du Live AID, où le réalisateur film les images de la participation active du public pendant les chansons, soulignant l’importance des fans tout au long du processus créatif du groupe. C’est un film fébrile qui me rappelle le génial Que le spectacle commence de Bob Foss, où la création, elle-même devient le personnage principal. Dans le Bohemian Rhapsody, ce sont les émotions partagés qui jouent ce rôle et animent l’esprit des spectateurs. On les sent, comme si on était présents; comme si on appartenait à l’ histoire!

L’interprétation de Rami Malek est brillante: l’acteur nous transmet l’esprit, les gestes, le rythme et toute la personnalité à la fois timide, arrogante et sensitive de Freddie Mercury. Il a mérité, sans le moindre doute, l’oscar du meilleur acteur de 2019. Parmi les récompenses, Bohemian Rhapsody a obtenu la statuette du Golden Globe du Meilleur film dramatique de l’année. C’est un oeuvre sur le rock et tout ce qu’il nous permet de découvrir sur nous-mêmes. Mercury ne joue pas la victime, mais bien au contraire, il embrasse sa vie avec ardeur et courage. Film magistral qui nous inspire à regarder la vie sous l’angle de l’acceptation du soi et de la réalité face aux défis imposés par la maladie et la mort. J’ai été surprise par le talent des intégrants du groupe et leur façon de se donner à fond dans leur art. Après Bohemian Rhapsody, j’ai été inspiré par la volonté brutale de vivre la vie et j’ai été encouragée à créer! Pour ne pas rater!

Critique de Les figures de l’ombre par Lisa Gergès

Les figures de l’ombre, Theodore Melfi, 2016

Elles sont nées Noires et femmes dans une Amérique des années 60 profondément patriarcale et ségrégationniste. Rien ne les prédestinait à marquer l’histoire. Pourtant elles l’ont fait !

La guerre pour la conquête de l’espace fait rage entre Russes et Américains. Pour rattraper le retard de la Nasa face aux Russes qui avaient déjà effectués un vol dans l’espace. Les Américains doivent ainsi mettre les bouchées doubles dans la course à l’espace. Tout est bon à prendre pour dépasser les russes, même donner confiance à des femmes en ravalant la fierté des hommes. Le sujet de la ségrégation et du sexisme à cette époque semble banal pourtant le film se démarque par le prisme de la conquête spatiale et par la réalité des faits.

Les 3 figures de l’ombre parcourent un chemin semé d’embûches dans un monde d’hommes. Elles vont y être méprisées par des ingénieurs blancs qui veulent extorquer leur talent en mathématiques. Certaines scènes semblent irréelles dans nos générations notamment celle montrant une voiture de police conduite par un blanc. Ce dernier a pour obligation d’escorter les trois jeunes femmes noires en leur ouvrant la route afin de leur permettre de travailler. Elles ne sont pas les bienvenues.

Le film se regarde avec une attention particulière face à la détermination et les sentiments que dégagent les trois protagonistes. Elles ont un charisme qui tient en haleine le spectateur qui a envie de donner de son énergie pour aider ces femmes à passer de l’ombre à la lumière. Elles peuvent donc toucher n’importe qui grâce aux clichés bien réels qui sont dépeints par son réalisateur Theodore Melfi. Le film ne tombe pourtant pas dans le pur cliché comme Le Majordome de Lee Daniels 

Ce biopic marque les esprits autant qu’il rappelle l’histoire : ces trois femmes afro-américaines mathématiciennes hors-pair ont permis de faire décoller Mercury-Redstone 3. C’est un exemple de courage et de détermination.

Critique de Alien, le huitième passager par Maximien Wald

Alien, le huitième passager, Ridley Scott, 1979

40 ans après sa sortie, Alien Le huitième passager demeure toujours une référence majeure du cinéma d’horreur et de science-fiction. Film précurseur qui a posé les codes du genre, le deuxième long métrage de Ridley Scott signe le début d’une saga mythique dont on pourra nommer James Cameron, David Fincher ou encore Jean-Pierre Jeunet à la réalisation. Mais c’est bien en 1979, 3 ans avant Blade Runner, que Alien s’impose comme un chef-d’œuvre de la S.F et continu encore aujourd’hui à nous faire frissonner de plaisir face à ses images angoissantes et horrifiques qui n’ont pas vieilli d’un poil.

Ce qui marque tout de suite aux premiers contacts avec le film, c’est le réalisme sans précédent dont sa mise en scène fait preuve. Des acteurs encore inconnus à l’époque dans un décor sombre et lugubre de vaisseau spatial à la dérive… Tout mène le spectateur à un dépaysement des plus total dans la noirceur et la crasse du Nostromo, vaisseau cargo en mission de routine, théâtre du huis-clos horrifique dont ses passagers vont bientôt faire les frais d’une rencontre inattendu.
Car c’est bien là que réside la force du film : Une direction artistique fondée sur l’atmosphère oppressante et claustrophobique de l’univers à l’esthétique inspirée de Metal Hurlant. Sans compter le design du xénomorphe, fruit de la création du suisse H.R Gieger, dont Ridley Scott film intelligemment l’anatomie déroutante du monstre en ne le cadrant que partiellement et à basse lumière pendant une grande partie du film laissant la menace au hors-champ afin de susciter encore plus la peur de l’inconnu.

Alien Le huitième passager restera encore longtemps dans les esprits des amateurs de science fiction. L’ambiance, l’esthétique et le suspens sont d’une rare maîtrise et bien que souvent imitée, la puissance de l’œuvre de Ridley Scott est rarement égalée au point où encore aujourd’hui, ce film
s’impose comme parmi les meilleurs du genre en tant que fondateur de toute une génération de films d’horreur et fantastiques.

Critique de Phantom of the Paradise par Loïc Besnier

Phantom of the Paradise, Brian De Palma, 1974

En 1972, Brian De Palma alors jeune cinéaste réalise Get to Know Your Rabbit, mettant en scène Orson Welles dans le rôle d’un magicien. L’expérience tournera au fiasco lorsque la Warner licenciera De Palma. Ce dernier s’inspirera de cette expérience pour réaliser deux ans plus tard Phantom of the Paradise, l’histoire d’un musicien dépossédé de son œuvre par un producteur malhonnête. Véritable pied de nez à la Warner qui n’a pas cru en lui, Phantom of the paradise peut être considéré comme le premier succès de Brian de Palma, lui ouvrant alors les portes d’une carrière désormais gravée dans le marbre.

Ce thriller sous forme de comédie musicale est un constant mélangé d’influences. S’il s’inspire évidemment du roman Le fantôme de l’opéra de Gaston Leroux, il est également une variation libre de Faust puisque les personnages du film de De Palma on la fâcheuse tendance à vendre leur âme au diable. On y retrouve également des clins d’œil cinématographiques disposés ça et là : une douche renvoyant à Psychose ou encore une voiture piégée qui n’est pas sans rappeler La soif du mal.

A travers ce spectacle mi-horrifique, mi-burlesque, De Palma livre une critique acerbe de l’industrie du spectacle, qu’il a visiblement en travers de la gorge. Personne n’est épargné, pas même le public, montré ici comme une entité insatiable et intrusive.

De Palma montre ici qu’il est déjà un réalisateur habile et inventif. Toutefois, la réussite du film est en grande partie basée sur les tubes intemporels composés par Paul Williams (l’acteur/musicien incarnant Swan, le producteur), récent collaborateur des Daft Punk. Si l’anecdote peut paraitre insignifiante, elle est selon nous représentative de l’influence que Phantom of the paradise a pu avoir sur une génération, cherchant parfois à se dissimuler du public, comme le font les personnages de De Palma.

Critique du « Boulevard du crépuscule » par Sophie Pierre

Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, 1950

L’Odyssée présente actuellement Boulevard du crépuscule, chef-d’oeuvre de Billy Wilder, sorti en 1950. Tirant son nom du fameux boulevard hollywoodien, le film questionne l’industrie cinématographique états-unienne en mêlant subtilement humour et drame dans un film noir somptueux.

Boulevard du crépuscule est l’histoire de deux personnages broyés par la machine hollywoodienne : Joe Gillis, jeune scénariste endetté et Norma Desmond, vieille actrice du muet qui n’arrive plus à trouver sa place dans ce cinéma devenu parlant. Élaboré autour de flash-back, le film s’ouvre sur un cadavre gisant dans une piscine. Une voix off narre le parcours funeste de cet homme dont on comprend qu’il s’agit de Joe Gillis. Cet homme s’est réfugié quelques temps plus tôt par hasard chez Norma Desmond lors d’une course poursuite. Alors qu’elle apprend qu’il est scénariste, la vedette délaissée lui propose de l’employer. Hébergé dans la luxueuse villa de l’artiste et couvert de cadeaux, Joe Gillis profite quelques temps de la situation mais tombe sous le charme d’une jeune femme, Betty. Norma, follement jalouse, ne le laisse pas quitter la propriété.

Film emblématique de l’âge d’or hollywoodien, Boulevard du crépuscule porte avec acuité un regard sur l’industrie cinématographique des années 50, encore dominée par le système des studios. Le film révèle les rouages d’une mécanique totalisante et en dévoile les aspects les plus négatifs à travers le personnage de Norma Desmond. Cette star du cinéma muet dont plus personne ne ne se soucie, depuis l’avènement du parlant, sombre doucement dans la folie. Alors qu’elle ressasse sans cesse une époque révolue, son narcissisme la pousse à croire qu’elle retrouvera son aura des années 20. Vieillie et maquillée à outrance, cette actrice propulsée par l’apparition du star system devient un spectre du muet qui cherche à nouveau la lumière.

Le film est un hommage surprenant à tout un pan de l’histoire du cinéma, à ces monstres sacrés du muet, tenus définitivement au silence par une nouvelle industrie galopante. On pense à Erich von Stroheim, interprète du domestique de Norma, qui a quasiment arrêté sa carrière de cinéaste à l’arrivée du parlant, à l’apparition de Buster Keaton et évidemment à Gloria Swanson qui offre une inoubliable performance d’actrice.

Critique « Le Bossu de Notre-Dame » par Janaina Iszlaji

Le Bossu de Notre-Dame de Gary Trousdale et Kirk Wise, 1996

Après tant d’années loin des classiques Disney, l’incendie de la cathédrale de Paris m’a ravivé la volonté de revoir le Bossu de Notre-Dame. Messouvenirs du film étaient vagues, une fois il ne m’avait pas particulièrement marqué pendant mon enfance. L’expérience de revenir sur ce classique a été formidable, dépassant largement mes attentes initiales. La production réalisée par Kirk Wise et Gary Trousdale est une adaptation du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo (1831). Le récit tourne autour de Quasimodo, un bossu qui vit emprisonné à la cathédrale de Paris paralysé par la peur de se montrer au monde. C’est un film qui révèle l’opposition entre l’apparence et l’essence des êtres humains. Chef- d’oeuvre original, Le Bossu de Notre-Dame figure parmi les plus adultes et les plus touchants des classiques Disney. Avec des images précieuses de Notre Dame de Paris, le film célèbre les symboles majeurs de la culture française.     

Cette version destinée aux enfants modifie l’histoire de base de Victor Hugo. L’intrigue du film se déroule à Paris en 1482 et narre le drame d’un homme né bossu qui devient le carillonneur de Notre-Dame. Élevé par Frollo, un juge lié à l’église et détenteur d’un grand pouvoir politique dans la ville, Quasimodo vit emprisonné dans la cathédrale et rêve du monde hors des murs de l’église. Le jour où il décide de s’enfouir pour voir la Fête des Fous, Frollo intervient pour réaffirmer la règle qui l’empêche de sortir de Notre-Dame. Malgré l’intimidation, le bossu désobéit à son “maître”et part en vue de découvrir la beauté et les dangers du monde. C’est la rencontre avec la gitane Esmeralda et le capitaine Phoebus le change profondément.

Il s’agit d’une production où les personnages se révèlent les plus complexes de la plupart des classiques Disney: Quasimodo d’apparence “monstrueuse” est en vérité une âme sensible en quête de liberté; Esmeralda, la danseuse “impure” est essentiellement humble, gentille et audacieuse ; Phoebus, le chevalier obéissant est au fond un héros courageux qui se révolte contre les autorités de l’etat, au moment où elles menacent la vie du peuple. Frollo est sans la moindre doute, le plus fascinant et complexe méchant jamais créé par les studios Disney. Le juge est un homme sévère qui commet des actes vils étant persuadé d’agir pour le bien. En défense de la morale chrétienne, il persécute et menace tous ceux qui ne sont pas comme lui. C’est son désir pour Esmeralda qui renforce sa crise intérieure bien illustrée par Alan Menken dans la chanson Infernal: 

 «Est-ce ma faute? Pourquoi ce blâme? C’est cette sorcière gitane par qui mon coeur s’enflamme. Est-ce ma faute, si notre Père à fait les hommes moins puissants que Lucifer. Par pitié, Maria, protèges-moi du mauvais sort;  De cette fleur du mal et de son corps. Détruis Esmeralda, qu’un rideau de feu soit son linceul.»

 La thématique religieuse est centrale dans le film: la corruption morale des intégrants de l’église, l’intolérance religieuse et l’abus de pouvoir sont au coeur du récit qui nous interroge sur la nature de ce que nous appelons monstrueux. De manière générale, la force du Bossu de Notre-Dame réside dans les ambiguïtés de ses personnages: le juge injuste, le bossu gentil, le chevalier rebelle etc. Esmeralda est la plus remarquable d’entre eux: femme séduisante et “impure”, elle est pourtant la plus capable de se sacrifier en faveur des malheureux. Courageuse et humble, la protagoniste nous rappelle la figure chrétienne de Marie Madeleine et nous touche particulièrement pendant la chanson Les bannis ont droit d’amour; l’une des plus belles et spirituelles chansons Disney:

  «Je ne sais, Seigneur, si ces mots; Monteront jusqu’au Ciel; Si Tu entendras tout là-haut. Ce très humble appel. Moi, l’exclue, l’impure, la Gitane; En Toi, j’espère toujours. Car dans le cœur de Notre-Dame. Les bannis ont droit d’amour. Protège, mon Dieu, les malheureux. Éclaire la misère des cœurs solitaires.»

            Connu par les merveilleuses compositions des films La Belle et la Bête, Pocahontas et Aladdin, Alan Menken a élaboré la bande originale du Bossu de notre-Dame à partir des mélodies de chants grégoriens. Ce travail musical a été salué par la critique à travers la nomination pour l’oscar de la meilleure musique de film de 1997. Dans les voix de Francis Lalanne (voix du bossu), Jean Piat (Frollo), Rebecca Dreyfus (Esmeralda) et Emmanuel Jacomy (Phoebus), le doublage français a fait succès auprès du public. Malgré le mauvais accueil de la part des fans de Victor Hugo qui attendaient une histoire plus fidèle au roman, Le Bossu de Notre Dame s’est hissé en tête du box office français de 1996. Film magistral qui mérite d’être vu soit par l’importance des sujets abordés, soit par la beauté des illustrations de la cathédrale. Une très belle réussite de Wise et Trousdale qui nous invite à réfléchir  sur la valeur de la dignité humaine et sur le sens de la véritable fraternité chrétienne. Suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris, le cinéma Odyssée rend hommage à ce symbole national et à l’oeuvre de Victor Hugo dans notre programmation du mois de juin. Classique  incontournable pour tous les fans de Disney!